Avec l’obligation de réaliser un audit énergétique pour toutes les maisons individuelles ou bâtiments en monopropriété à usage d’habitation ayant un DPE E, F et G, les diagnostiqueurs auraient pu accroître leur activité avec cet élargissement. Pour pallier au manque d’auditeurs habilités avec ces premières obligations d’audit en 2023 (DPE F et G), ils pouvaient bénéficier d’une attestation temporaire pour établir ce diagnostic énergétique s’ils étaient en possession de leur certification DPE depuis plus de 2 ans. Cette attestation temporaire n’est plus valable depuis le 30 avril 2025.
Au 1er juillet 2024, la réglementation a évolué avec une extension de certification pour l’audit énergétique réservée uniquement aux diagnostiqueurs ayant une certification DPE valide d’au moins 2 ans au cours des trois dernières années. Cette extension nécessite une formation d’au moins 5 jours.
Cependant, afin de ne pas pénaliser les diagnostiqueurs avec une attestation provisoire, ces derniers peuvent aussi bénéficier de l’extension de certification audit énergétique même si leur habilitation DPE est inférieure à 2 ans.
Cette nouvelle formalité de certification entraîne des lourdeurs administratives, mais aussi un taux d’échec élevé à l’examen. De nombreux diagnostiqueurs hésitent donc à franchir le pas pour se certifier à l’audit énergétique d’autant plus que les architectes, les cabinets d’architectes, les bureaux d’études qualifiés ou les entreprises labélisées RGE peuvent également établir cet audit énergétique.
En outre, le surcroît d’activité espéré pourrait se faire attendre puisqu’au 1er janvier 2026, la méthode de calcul du DPE. L’abaissement du coefficient de conversion de l’électricité pourrait bien réduire le nombre de maisons ou de bâtis en monopropriété catégorisés DPE E, F et G.
Une situation qui inquiète la profession et les pouvoirs publics vu la baisse significative des diagnostiqueurs-auditeurs en 2025.