Tout propriétaire bailleur qui effectue des travaux de rénovation énergétique pour améliorer le DPE dans son bien loué non meublé peut avoir une réduction jusqu’à 21 400 € sur ses impôts déclarés en juin 2026. Toutefois, il faut se dépêcher car les travaux doivent être payés avant le 31 décembre 2025. Cette baisse d’impôts pourrait être prolongée de deux ans, mais il faut que la demande soit intégrée et votée au projet de loi de finances 2026…
Un propriétaire bailleur possédant un logement loué vide considéré comme passoire thermique n’a plus le droit de louer depuis le 1er janvier 2025 s’il est classé DPE G. Cependant pour éviter une pénurie de logements sur le marché locatif, le Gouvernement a décidé d’aider les bailleurs à effectuer des travaux énergétiques avec un avantage fiscal doublé : jusqu’à 21 400 € de déficit foncier imputable sur le revenu (au lieu de 10 700 €/an possible habituellement).
Lorsque le propriétaire bailleur utilise le déficit foncier sur son revenu global, il doit impérativement louer le logement vide jusqu’au 31 décembre de la troisième année qui suit cette utilisation. Il ne peut donc pas arrêter la location ou le mettre en location meublée durant ce laps de temps.
Ce doublement du plafond de déficit n’est pas obligatoire. Le bailleur peut tout à fait choisir le plafond de déficit de 10 700€/an et reporter le surplus des revenus fonciers sur les années suivantes afin de diminuer le montant des prélèvements sociaux (17 % du bénéfice foncier au titre de la CSG, la CRDS et le prélèvement de solidarité).
Outre l’obligation de louer le logement en location vide durant trois ans, il faut aussi que les travaux doivent être réalisés par un professionnel certifié RGE et doivent améliorer le DPE du bien au minimum d’une classe D.